Expertise Finances – Les conseils de votre expert financier

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Selon Gabriel Colletis, certaines formes de financiarisation des stratégies des entreprises doivent être remises en cause car elles inversent le sens de la relation traditionnelle entre investissement et finance : Au lieu de sélectionner les financements possibles des investissements qu’elles souhaitent réaliser, elles choisissent les investissements en fonction d’une norme de rentabilité et d’un revenu promis aux actionnaires (surtout lorsque ceux-ci sont des fonds d’investissement). Ainsi des activités peuvent être délocalisées et des investissements abandonnés non parce qu’ils ne sont pas rentables, mais parce qu’ils ne le sont pas assez.

  • Ainsi les deux puissants moteurs de cette évolution sont la préférence accordée aux stratégies de croissance externe et l’alignement des intérêts des managers sur ceux des actionnaires (attribution de stock-options et/ou de rémunérations variables indexées sur la rentabilité).
  • Il s’ensuit une stérilisation des richesses créées par les entreprises : nombre d’entreprises utilisent leurs profits pour procéder à des rachats de leurs propres actions (la réduction des titres en circulation provoque mécaniquement l’augmentation du bénéfice par action). D’autre part la croissance de la part des profits distribués aux actionnaires sous forme de dividendes : en trente ans, le résultat brut des entreprises a été multiplié par un peu moins de trois, tandis que les dividendes l’ont été par plus de dix.
  • La financiarisation a fait disparaitre en France la majeure partie des entreprises grandes et moyennes véritablement indépendantes. Le groupe est devenu la structure dominante. Gabriel Colettis pose la question « La finance est-elle en train de tuer l’industrie ? »[7]. Le groupe n’est rien d’autre, le plus souvent, qu’une structure orientée par des considérations actionnariales, financières et fiscales.
  • L’analyse de la contribution de l’industrie à l’activité économique est désormais loin d’être évidente : si l’industrie française pèse environ la moitié de l’industrie allemande en termes de valeur ajoutée, ses investissements à l’étranger sont le double de sa consoeur allemande. L’Allemagne favorise l’investissement et la production domestiques, alors que la France, marquée par le poids de grands groupes financiarisés et extravertis, produit et fait produire de plus en plus à l’étranger. Pour G. Colletis, c’est sans doute là que réside l’une des raisons de l’asymétrie des balances commerciales, plus que dans le coût du travail.
  • Plus de détails : www.expertisefinances.fr.

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